Bienvenue

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Bonjour, bonsoir, où que vous soyez, soyez le ou la bienvenu[e]. Sur ce blog, vous ne trouverez pas de pan inutile de ma vie, mais plutôt une histoire qui sortirait de ma tête tordue. L'imagination et le clavier son mes armes, l'écriture ma guerre. Mon ennemi : la page blanche. Il sévit assez souvent, alors ne vous étonnez pas si parfois je mets un certain temps avant de poster un chapitre. Car vous l'aurez compris, ce blog me servira à partager avec vous mes écrits.
Sur ce, bonne lecture, et j'espère que ça vous plaira.


PS : L'histoire est susceptible de contenir un langage assez cru et grossier [Genre gros mots] et un peu de violence, sûrement, et aussi un peu de sexe par-ci par-là, donc m'est avis de déconseiller ce blog à quiconque ne serait pas en âge de lire de telles ... Obscénités ?

Merci.

# Online seit Montag, 29. Dezember, 2008 um 08:12

Chapitre premier

Chapitre premier
Voici le premier chapitre.
Veuillez excuser les éventuelles fautes de grammaire, mais j'ai vraiment pas envie de réfléchir quand j'écris. Si vous savez me corriger, tant mieux, sinon, tant pis.
Bonne lecture =)


C'était une froide nuit d'hiver. Je rentrai seulement d'une petite soirée. J'avais un peu bu, certes, mais pas au point de me retrouver affalé par terre. J'avais simplement oublié mes clefs, et je gisais là, à moitié endormi, sur le perron de l'immeuble où j'habitais. J'attendais dans le froid, les mains soigneusement fourrées sous mes aisselles, que quelqu'un entre ou sorte, que je puisse enfin me retrouver chez moi. Malheureusement cela n'arriva pas avant le matin.
Aux aurores, un type en costard, bien fringué et bien tenu, le genre de pète-cul que je supporte mal, sortait du bâtiment. Il avait ouvert la porte avec tant de gentillesse et d'attention que je m'étais pris le battant en plein visage, ce qui manqua de peu de me briser le cartilage du nez. Je me levai comme je pouvais, et le toisai. Il est plus petit que moi et pourtant il me paraît imposant. D'ailleurs il ne me tînt même pas la porte, j'ai dû faire preuve de rapidité pour arriver à mouliner des bras pour au final la bloquer avec mon pied. Le type sapé comme un pape avait déjà disparu au coin de la rue sans même que je puisse le remercier pour sa gentillesse. Dommage.

Je me rendais alors compte d'une chose. j'étais dans l'immeuble, oui, c'était bien. Mais arrivé devant ma porte, car j'habitais au rez-de-chaussée, j'étais toujours dans l'incapacité d'entrer. Un "ping" résonna dans ma tête, et je pensai alors au concierge. Je me dirigeai donc vers la porte de celui-ci, et il eut l'amabilité de me donner son double ! Je le remerciai infiniment, précisant que grâce à lui, je ne passerai pas d'autre nuit dehors. Il a simplement levé les yeux au ciel, secoué la tête de dépit, et est retourné à ses occupations, ajoutant que je ne devais pas oublier de lui rendre la clef.
Je me précipitai en courant presque jusqu'à ma porte, et entrai alors enfin dans mon appartement. Pour une fois le désordre qui y régnait ne me rebuta pas, j'étais même content de le voir. J'allai rendre la clef au concierge en prenant soin de ne pas claquer ma porte, et je retournai m'affaler dans mon canapé, laissant un soupir de soulagement passer mes lèvres.
Je tournai la tête, laissant mon regard se poser sur le piano. Je me levai, et allai m'asseoir devant le clavier, ouvrant le cylindre avec précaution. Une soirée et une nuit seulement, et il m'avait manqué comme s'il avait été mon amant. Je n'osai cependant pas jouer pour le moment. De toute façon, les voisins seraient encore venus se plaindre. Mes compositions n'étaient tout de même pas inaudibles. Enfin. Je le refermai, et me relevai, puis me dirigeai vers ma salle de bains. J'avais besoin d'une bonne douche. Il faudra aussi que je range l'appartement. Je supposai que ça le ferait pas de partager un bordel pareil avec une invitée. Oui, car dans la soirée, une fille que j'avais rencontrée au boulot m'avait filé rencard. Eh ouais, comme quoi, c'était pas si pourri, d'être caissier. J'entrai sous le jet d'eau après m'être dévêtu, un vieux sourire bêta flanqué sur le visage.

Je sortais de la douche une fois propre, et allais me raser. Dans la glace, je me rendis immédiatement compte de la tronche de déterré que j'avais. Je faisais vraiment pitié. J'attrapai le premier gant de toilette qui venait et je me frottait le visage avec tous les produits de beauté que j'avais. C'est à dire le savon de Marseille.
Une fois assuré que je ressemblais enfin à peu près à quelque chose, je m'habillai, et allais m'atteler au rangement de mon... Oui enfin ce qui me servait de pièce à vivre. Je dénichai, sous un tas de linge sale, un vieux bouquin de photos que je pensais avoir perdu. Je m'asseyais pour l'ouvrir, et constatai... qu'il était vide. Je soupirai, c'était comme si on ne voulait pas que je sois distrait par autre chose que mon rangement. Je balançai l'album vide avec tout ce que j'allais jeter.

Je m'appelle Sven Petroff, j'ai vingt-quatre ans, et ma vie n'a aucun intérêt.

# Online seit Montag, 29. Dezember, 2008 um 12:45

Geändert am Montag, 29. Dezember, 2008 um 13:33

Chapitre deux

Chapitre deux



J'en étais à me battre contre un monceau de vieilleries entassées sous le placard (sûrement "rangées" là lors de précédents "rangements".) quand la sonnette retentit. Je n'attendais personne, pourtant. Enfin pas si tôt. Qu'allais-je faire si c'était déjà elle ? Son prénom, déjà, c'était quoi ? J'allai ouvrir, je laissai la chaînette, et regardai alors par la petite ouverture. La personne qui se trouvait là n'avait rien à voir avec la jeune pin-up qui m'avait filé rencard. Déjà, elle était plus vieille, et sûrement plus vieille que moi. Puis elle avait cet air qu'ont tous les journalistes qui ont soif de scoops et de croquant. Pourquoi une telle femme sonnait chez moi ? Non mais je vous le demande ! Qu'est-ce qu'elle venait foutre ici, alors que Brad Pitt n'y est pas ? J'optai pour l'option "Elle s'est trompée d'adresse voilà tout".
Je refermai la porte pour retirer la chaînette et faire entrer l'intruse. Je ne pris même pas la parole, elle ne se gêna pas pour le faire. Et sans bonjour.

—Mr Petroff ?
—Oui.

Mon ton était peut-êter un peu sec. Tant mieux.

—Vous connaissez sûrement le magazine people Paris Match.
—Oui.

Je me rendis compte que j'avais tiqué au nom du magazine, et aussi au mot magazine. À toute la phrase en fait. Que me voulait-elle donc ?

—J'ai appris de source sûre et anonyme que vous étiez très bon pianiste.
—Oui.

Je ne pouvais pas le nier, en effet.

—Je suis là pour vous proposer une interview d'abord, et ensuite peut-être une possibilité d'obtenir un label et une couverture.

Je restai silencieux, le temps d'avaler l'information. Une mégère venait m'apprendre, en plein ménage, que j'avais des possibilités de devenir célèbre —pas tout de suite, certes, mais célèbre quand même— et mon talent reconnu ? Et vendu ? Ça me paraissait fort irréel. D'un côté c'était tentant. Dire "d'accord, on fixe ça quand ?" me semblait être à ma portée, et pourtant d'un autre côté... Je ne comprenais d'une part pas pourquoi on venait me voir moi, d'autre part ... J'avais l'impression qu'on se foutait de moi.

—D'accord, on fixe ça quand ?

Oulah, c'était sorti tout seul. Sans réfléchir. Enfin je pouvais toujours faire cette interview, voir si on s'intéressait vraiment à ma vie —dénuée d'intérêt, justement— et sinon, arrêter le tout, et laisser tomber. Ça paraissait simple comme ça.

—Eh bien, disons, la semaine prochaine pour l'interview ? Je suis contente que vous acceptiez. Peu de gens
prennent une occasion quand ils en ont la possibilité et la chance.

Je ne répondais pas à ça, elle n'avait pas besoin de connaître mon avis. J'avais accepté son offre, et basta. Et elle avait un truc dans le regard que je trouvais bizarre, que j'eus du mal à cerner. Elle me sortit de mes pensées en me tendant la main.

—Ce fut un plaisir de vous rencontrer, jeune homme.

J'hésitai, puis serrai finalement sa main osseuse et vieillie par le temps.

—Pareillement.

Elle me sourit faussement et partit. C'était fini. J'inspirai patiemment, et soupirai. Je venais de m'embarquer dans un truc dont je n'avais aucune idée du déroulement des choses. Comment ça allait se passer, quoi. Merde, quel con. Je tournai la tête vers le piano, me mordillant la lèvre sous le coup d'un stress passager. Qu'allait-il se passer maintenant ? Mon ménage et mon bordel deviendront publiques, je n'aurai plus de vie privée. Voilà ce qui allait se passer. On allait savoir avec quelle pin-up je sors le Lundi soir ou le Mardi soir, connaître quelle marque de café j'achète, ce que je porte comme vêtements. Même la date d'un éventuel mariage apparaîtrait dans les journaux.
Je fus pris d'un soudain accès de terreur. Pas touche à ma vie ! Je sautai sur la porte dans l'idée de rattraper la vieille, ma main fonça sur la poignée, et n'arriva pas à appuyer pour ouvrir. Je restai figé devant ma porte. Si je me défilais maintenant, de quoi aurai-je l'air ? La honte. La grosse honte auprès de cette vieille peau ! Berk. Non, décidément, je ne savais pas quoi faire. Je me retournai, lâchant la poignée, m'adossant au battant et me laissai glisser jusqu'à me retrouver assis sur le parquet. Nouveau soupir. J'étais las. Las de mes conneries, las de cette vie qui allait sûrement tourner encore plus au n'importe quoi dans quelques semaines. Las. Et je n'arrivais même pas encore à réaliser. J'aurai sûrement aussi des fans qui me courront après pour un autographe, des paparazzis à mes trousses. Une foule enfermée dans une sale de concert à écouter ce que je fais puis à m'acclamer. Des critiques salaces dans les bonnes revues.
Je ne comprenais même pas pourquoi j'avais pu ne serait-ce qu'imaginer que je pouvais vivre ça. Survivre à ça serait d'ailleurs plus approprié.
Je me relevai et allai terminer mon rangement, le coeur lourd d'appréhension et mes pensées occupées à autre chose que ce que j'allais manger le soir. Je n'arrivais même pas à me dire "Bah, j'aviserai". Je ne pouvais pas non plus ravaler ma fierté et simplement dire à la journaliste que j'avais changé d'avis.

—BON. Faudrait p'tet songer à finir de ranger.

Voilà que je me parlais à moi-même. Enfin quoi qu'il en était, il fallait que ce soit propre pour la fille de tout à l'heure. Je n'arrivais toujours pas à me remémorer son prénom. Tu parles d'un rencard... Enfin. Je me remettais à ma tâche, tentant de penser à la soirée que j'allais passer plutôt qu'à la semaine prochaine.



# Online seit Montag, 29. Dezember, 2008 um 15:15

Chapitre Trois

Bien. Tout d'abord, une belle et heureuse année à tous. Après avoir bien bu et ripaillé, et être resté scotchés une nuit devant des films à deux balles, voici le chapitre trois. J'espère que vous apprécierez autant que les deux premiers. =)


On ne pouvait pas le dire autrement, la pièce brillait. Et j'étais fier, en plus. Je jetai mon chiffon au linge sale et à ce moment là j'entendis sonner. Je courus jusqu'à l'interphone et fis entendre, laissant un simple "oui ?" grésiller à l'entrée.

—Salut, c'est Jessica.

Jessica ! Voilà c'était ça son prénom ! En plus on pouvait entendre qu'elle souriait, dans sa voix. J'appuyai sur l'interrupteur en précisant que c'était la porte juste en face de l'entrée. Que j'ouvrai d'ailleurs. Je regardai la jeune fille entrer, et me faire un petit signe de main en s'approchant. Je le lui rendit avec un petit sourire bien à moi, et la fis entrer.

—Ouah, c'est cool chez toi, tu paies ça cher ?

Je répondis en fermant la porte, un sourire niais ayant remplacé l'autre sur mes lèvres. Si elle trouvait ça chouette, mon rangement n'avait pas été vain.

—Euh... Pas tellement cher, enfin, ça va encore, quoi.

Je remarquai que ses yeux était posés sur mon Yamaha —ma fierté— et, cela se voyait, elle était subjuguée. Ou bien elle se demandait si j'en avais une aussi impressionnante. Quoi qu'il en était elle ne serait pas déçue. Je rompis le silence qui devenait gênant avec une simple question.

—Tu veux quelque chose à boire ?

Elle acquiesça avec un sourire, et j'allai donc chercher quelques bouteilles. Une de vin rouge, l'autre de whisky, et une autre de jus d'orange.

—Tu préfères quoi ?
—Le vin m'a l'air très bien.

Je lui souris, lui servant donc un verre, me servant ensuite un jus d'orange. Je ne boirai pas pour le moment, on verra ça plus tard. Je lui indiquai le canapé, où elle s'assit, et pris place dans le fauteuil juste en face. Ce fut son tour de rompre le silence.

—Dis, tu me jouerais pas un p'tit morceau ? Enfin... J'ai entendu dire que tu jouais bien, je voulais juste vérifier...
Enfin je voudrais pas non plus t'obliger, tu vois, ou te paraître hyper chiante...
—T'inquiète pas, je peux te jouer un truc.

Je me levai alors qu'elle était toute contente. Le genre de fille à qui tu fais do ré mi et hop c'est dans la poche. Fastoche. Elle descendait dans mon estime. Je m'assoyais donc au piano, et dis avant de commencer :

—Attention, tu l'entendras peut-être à la radio celle-là.

J'eus un petit rire ironique alors qu'elle parut ne pas comprendre. Et c'était normal. Je sortis de dessous le pupitre une paire de mitaines. Ce n'était pas très élégant, mais je ne voulais pas que l'on voie l'état de mes mains. Je commençai à jouer, les notes s'enchaînant, un petit prélude tout bête, mais joli, de l'ami Chopin. J'espérais au fond de moi qu'elle reconnaisse le morceau... Histoire de prouver qu'elle avait un peu de culture, mais c'eut été étonnant.
Une fois la dernière note envolée, je soupirai, comme à chaque fois que je jouais ce morceau. Puis je me levai, refermai le cylindre, et me tournai vers elle, gardant mes mains toujours couvertes derrière mon dos. Elle esquissa un sourire un peu émerveillé, puis me lança :

—Le Prélude n°20 de Chopin ?

Mon air surpris a du se voir. C'était forcé. D'ailleurs comment ne pas être surpris qu'une fille comme elle qui s'intéressait à un type comme moi connaisse Chopin au point de dire le bon titre ?

—Exact.
—C'est un de mes préférés. C'était très joli.
—Merci.

Un silence s'installa pendant que je retournai m'asseoir dans le canapé, à ses côtés cette fois. Elle jeta un regard furtif à mes mains qui étaient posées tranquillement sur mes genoux, et parut hésiter à me poser des questions. Finalement elle ne dit rien et je me servis cette fois un verre de whisky, après avoir fini mon jus. Elle finit tout de même par prendre la parole.

—Ça ne te gêne pas pour jouer ?

Elle avait désigné les mitaines d'un mouvement de tête. Je fis non de la tête, me faisant plus précis ensuite.

—C'est juste que j'aime bien les mettre. Elles me mettent en confiance.

Quel bobard... Enfin. Elle l'avait gobé. Enfin j'espérai.

—Ah, du genre comme un caleçon ou des chaussettes porte-bonheur, c'est ça ?

Elle eut un petit rire, mais j'acquiesçai en l'accompagnant dans son hilarité.

—Oui, voilà, c'est ça.

Nouveau silence, on pouvait presque le palper. Je détournai le regard pour tenter de retrouver un sujet de conversation, mais... J'avais du mal. Elle m'avait un peu déstabilisé, à me poser des questions sur ça comme ça. Cela avait ramené des souvenirs à la surface, et pas que des bons. Puis je tentai de trouver un sujet de conversation.

—Et tu aimes bien Chopin, donc ?

J'avais jamais rien vu d'aussi nul, mais bon, au moins on avait changé de sujet.

—Ouais, je trouve qu'il choisit très bien les tonalités, et jusqu'à présent pas une seule de ses pièce ne m'a déçue.

Bon, le peu qu'elle avait perdu de mon estime, elle venait de le regagner. Peu de monde écoutait l'entièreté des morceaux d'un compositeur. J'allais me lever pour aller chercher quelques trucs à grignoter, mais je sentis ses mains fraîches sur mes joues et bientôt, ses lèvres vermeilles contre les miennes.
J'hallucinais, ou elle venait de me sauter au cou ? Je glissai mes mains dans ses cheveux, puis le long de son dos... Non, c'était bien réel. Ce fut plutôt facile. Elle avait tout fait, même la conversation. Je laissai mes yeux se fermer pour approfondir un peu le baiser, mes doigts se resserrant sur son petit haut blanc, dessous lequel je constatai l'absence de bustier. Avais-je donc affaire à une petite allumeuse ? Une perverse ? En tout cas pas ma future femme. Je n'aimerais pas qu'elle soit si... facile.
Elle rompait finalement l'échange, me regardant de ses grands yeux bleus. Sans que je m'en rende compte de suite elle m'avait pris les mains et commençait de retirer les mitaines.

—Euhm...

C'était trop tard, on pouvait voir les cicatrices blanchies se dessiner sur la peau de mes mains. Je ne pus
prononcer un mot, déglutissant difficilement. Elle passait ses doigts fins et manucurés sur mon histoire, sur la moitié de ma vie, ça me rendait tout chose.

—Comment tu t'es fait ça ?

Je baissai les yeux. Je n'osais pas répondre. Je n'étais pas encore prêt à le partager. Je me levai, un peu plus brusquement que je l'aurais voulu, et allai ranger les bouteilles. De la cuisine, derrière mon comptoir, je lui lançai, un peu de mélancolie dans la voix.

—Je te retiens pas. T'as sûrement pas envie de baiser avec un estropié.

Je savais sans même la regarder qu'une expression vexée venait de déformer son joli visage. Elle s'était levée, j'entendais ses pas qui s'approchaient. Je restai dos à elle, elle vint m'enlacer, prenant mes mains, entrelaçant nos doigts, les posant contre mon ventre. Elle me resserra contre elle, déposant un baiser contre mon épaule. Un baiser qui me fit frissonner. Elle glissa à mon oreille, d'une voix parfaitement sensuelle, qui aurait fait bander n'importe qui.

—Je ne vois ici nul estropié.

Elle desserra son étreinte et me retourna face à elle, me caressant la joue.

—Je vois un bel homme, talentueux, et ... Aimable ! Bien qu'un peu rustre parfois. Mais tu me plais. Et j'aimerais bien qu'on sorte ensemble.

Je ne trouvais pas les mots pour répondre, alors je déposai simplement mes lèvres contre les siennes, car il fallait l'avouer, j'avais aimé ce contact. J'espérai qu'elle comprenne le geste, et qu'elle ne m'en voudrait pas d'être aussi muet.

# Online seit Freitag, 02. Januar, 2009 um 14:18

Geändert am Freitag, 02. Januar, 2009 um 14:42

Chapitre quatrième

Chapitre quatrième
Beh, le chap' 4, dans toute sa splendeur [Mais bien sûr xD] ~


Nous étions restés longtemps en silence, nos regards ne se quittant pas. Puis je me reculai, en soupirant, me sentant redevenir soudainement moi-même. j'avais perdu la raison quelques instants tout ça à cause d'une minette en débardeur. Je soupirai à nouveau, et, avec un léger sourire malin, l'emmenai vers ma chambre.

—Tu dors ici ce soir, si j'ai bien compris... ?

Bien sûr, on pouvait deviner que je ne lui laissais pas le choix. J'allai chercher nos verres et les bouteilles dans le salon pour les ramener, les posant sur la table de chevet. Elle s'était assise sur le lit entre temps, je la regardai simplement, puis prit un verre de whisky, elle fit de même. Plusieurs dizaines de minutes passèrent pendant lesquelles on vida presque la totalité de la bouteille. Ma tête commençait à me tourner, je me sentais gai. Capable de tout, aussi. Je la poussai doucement, elle s'allongea docilement, avec un petit rire qui résonna légèrement dans le silence. Elle prit ma main, caressant les cicatrices de mes mains comme si c'eut été la chose la plus précieuse au monde.

—Allez, raconte-moi ce que tu t'es fait à tes mains, et je te laisse faire c'que tu veux d'moi.

Elle avait ce timbre de voix qu'ont toutes les petites salopes bourrées, dans les boîtes. Ça me fit rire, je me sentais d'humeur à rire de n'importe quoi, de toute façon, bien que sa manière de rentrer dans le vif du sujet m'énervait quelque peu.

—Non. J'ai vraiment pas envie d'parler d'ça, et en plus, c'est pas tes affaires. Si t'es pas contente tu t'casses.

Elle grogna, portant un de mes doigts à sa bouche, le touchant du bout des lèvres, puis du bout de la langue, se mordillant la lèvre ensuite. Une chose était claire, elle était carrément bandante. Je récupérai ma main, jouant les insensibles, et me levai, la laissant affalée là.

—Alors t'as pas envie d'moi ?

La bonne blague, bien sûr que j'avais envie.

—Je te prends quand je veux. Mais si je le fais maintenant, tu vas m'saoûler encore plus que je n'le suis avec tes questions.

J'espérai être assez cassant pour faire revenir le sujet sur le sexe.

—Roh, pas la peine d'être aussi froid, mon grand. Après tout ça m'intéresse pas, ta vie, j'suis là pour ta queue.
—Ben voyons.

Au fond ça m'arrangeait. Je tirerai mon coup et puis basta. Elle se leva tant bien que mal, vacillant, venant me rejoindre pour tirer sur ma chemise et me faire tomber sur elle, dans le lit. Ses mains s'aventurèrent contre la peau de mon dos, repassant ensuite sur mon torse pour faire sauter les boutons de ma chemise un par un, de l'intérieur. Je revins capturer ses lèvres, elle répondit avec fougue, se cambrant contre moi avec une force que je n'avais pas soupçonnée. Une de mes mains prit appui à côté de sa tête, l'autre s'aventurant le long de son corps, goûtant à la douceur de la peau de la brunette, qui restait collée contre moi venant me soupirer à l'oreille, la mordillant par moments, entre deux plaintes.

—Je te veux...

Je défis lentement les boutons de son pantalon, alors qu'elle me griffait le dos, s'arquant pour intensifier le contact de nos corps, ma main s'introduisant par cette nouvelle ouverture, les doigts devenant taquins. Je posai mes lèvres dans son cou, les siennes, entrouvertes, laissant échapper des petits soupirs qui me firent frissonner. J'allais la faire hurler. Elle me provoquait. Elle n'attendait que ça. Je décidai de prendre mon temps, allant étape par étape. Mes mains se faisaient plus insistantes, progressivement, mes lèvres descendant jusqu'à sa poitrine maintenant nue, vu qu'elle avait pris soin de retirer son haut entre temps. Ses soupirs se transformèrent en gémissements, ses murmures avaient augmenté de volume, elle brûlait sous mes mains, les siennes venant défaire rapidement mon pantalon, le faisant rejoindre son haut, même destinée [Clin d'oeil à Guillaume ;D] pour mon boxer. Ses mains eurent vite fait de finir de me chauffer, surtout qu'en fait, elle n'utilisait pas que les mains. Nos ébats étaient fougueux, entraînés, des gouttes de sueur perlaient sur nos deux corps unis, les cris de la brunette résonnant agréablement dans ma tête et dans la pièce. Lorsque je m'effondrai sur elle en un dernier râle de plaisir, nous reprîmes notre souffle, ses mains se logeant dans mes cheveux, jouant avec les mèches en bataille. Je déposai quelques baisers là où je pouvais alors qu'elle demandait :

—Alors ? C'quoi, ces cicatrices ?

Elle n'eut comme réponse qu'un rire cynique. Je me levai, la faisant gémir de frustration, et allai me reprendre un ultime verre, auquel j'ajoutai un comprimé de somnifère. Je faisais trop de cauchemars pour m'endormir, aussi, mon médecin m'avait prescrit ces trucs abominables. Enfin. Je retournai me coucher, dos à elle, simplement satisfait. Elle vint tenter de m'attendrir avec quelques caresses, afin que je me tourne vers elle et lui réponde, mais je n'en fis rien, m'endormant peu après.

Malgré les médicaments, je fis un horrible rêve où je me revoyais, enfant, devant un piano, en train de jouer. À côté mon professeur me conseillait froidement sur les notes à exécuter, leur manière d'être exécutées, la façon de leur donner une certaine couleur. Étonnamment, la brunette était là, à me regarder, alors que je me dépatouillait dans la partition. La jeune fille finit par s'en aller, alors que je faisais une fausse note, et que le prof me rabattait le couvercle sur les mains. Je me réveillai en sursaut, et en criant.
À moitié couvert de sueurs froides, je regardai autour de moi, remarquai la brune assoupie et mon lit. Ma chambre. Pas de cours de piano, pas de prof, pas de couvercle. Je soupirai, retombant dans mes oreillers, incapable de me rendormir. Je me levai alors, passant un sous-vêtement, et allai me passer un peu d'eau fraîche sur le visage. Alors que la glace reflétait mon visage, mes mains couvrant les trois quarts de celui-ci, j'écartai mes doigts et regardai. Les cicatrices, rougies, comme si elles s'apprêtaient à se rouvrir, trônaient là sur le dos de mes mains. Je frissonnai, me demandant si ça allait un jour arrêter de me torturer. J'abaissai mes mains, les posant sur le bord du lavabo, serrant fort afin de calmer mes tremblements de ma terreur encore présente, mes phalanges blanchissant.

—Fait chier.

Je décidai de me raser, de m'habiller correctement et d'attendre que la brune se réveille pour la foutre dehors, elle et ses questions. En gros, de ne plus penser à ça. J'allai dans mon salon et allumai la télé, tombant sur une chaîne inintéressante, qui parlait de chasse et de pêche. Je m'affalai dans mon canapé, les yeux bouffis de manque de sommeil, et sûrement rougis d'avoir trop pleuré durant celui-ci.

# Online seit Freitag, 09. Januar, 2009 um 16:22

Geändert am Freitag, 09. Januar, 2009 um 16:33