Beh, le chap' 4, dans toute sa splendeur [Mais bien sûr xD] ~
Nous étions restés longtemps en silence, nos regards ne se quittant pas. Puis je me reculai, en soupirant, me sentant redevenir soudainement moi-même. j'avais perdu la raison quelques instants tout ça à cause d'une minette en débardeur. Je soupirai à nouveau, et, avec un léger sourire malin, l'emmenai vers ma chambre.
—Tu dors ici ce soir, si j'ai bien compris... ?
Bien sûr, on pouvait deviner que je ne lui laissais pas le choix. J'allai chercher nos verres et les bouteilles dans le salon pour les ramener, les posant sur la table de chevet. Elle s'était assise sur le lit entre temps, je la regardai simplement, puis prit un verre de whisky, elle fit de même. Plusieurs dizaines de minutes passèrent pendant lesquelles on vida presque la totalité de la bouteille. Ma tête commençait à me tourner, je me sentais gai. Capable de tout, aussi. Je la poussai doucement, elle s'allongea docilement, avec un petit rire qui résonna légèrement dans le silence. Elle prit ma main, caressant les cicatrices de mes mains comme si c'eut été la chose la plus précieuse au monde.
—Allez, raconte-moi ce que tu t'es fait à tes mains, et je te laisse faire c'que tu veux d'moi.
Elle avait ce timbre de voix qu'ont toutes les petites salopes bourrées, dans les boîtes. Ça me fit rire, je me sentais d'humeur à rire de n'importe quoi, de toute façon, bien que sa manière de rentrer dans le vif du sujet m'énervait quelque peu.
—Non. J'ai vraiment pas envie d'parler d'ça, et en plus, c'est pas tes affaires. Si t'es pas contente tu t'casses.
Elle grogna, portant un de mes doigts à sa bouche, le touchant du bout des lèvres, puis du bout de la langue, se mordillant la lèvre ensuite. Une chose était claire, elle était carrément bandante. Je récupérai ma main, jouant les insensibles, et me levai, la laissant affalée là.
—Alors t'as pas envie d'moi ?
La bonne blague, bien sûr que j'avais envie.
—Je te prends quand je veux. Mais si je le fais maintenant, tu vas m'saoûler encore plus que je n'le suis avec tes questions.
J'espérai être assez cassant pour faire revenir le sujet sur le sexe.
—Roh, pas la peine d'être aussi froid, mon grand. Après tout ça m'intéresse pas, ta vie, j'suis là pour ta queue.
—Ben voyons.
Au fond ça m'arrangeait. Je tirerai mon coup et puis basta. Elle se leva tant bien que mal, vacillant, venant me rejoindre pour tirer sur ma chemise et me faire tomber sur elle, dans le lit. Ses mains s'aventurèrent contre la peau de mon dos, repassant ensuite sur mon torse pour faire sauter les boutons de ma chemise un par un, de l'intérieur. Je revins capturer ses lèvres, elle répondit avec fougue, se cambrant contre moi avec une force que je n'avais pas soupçonnée. Une de mes mains prit appui à côté de sa tête, l'autre s'aventurant le long de son corps, goûtant à la douceur de la peau de la brunette, qui restait collée contre moi venant me soupirer à l'oreille, la mordillant par moments, entre deux plaintes.
—Je te veux...
Je défis lentement les boutons de son pantalon, alors qu'elle me griffait le dos, s'arquant pour intensifier le contact de nos corps, ma main s'introduisant par cette nouvelle ouverture, les doigts devenant taquins. Je posai mes lèvres dans son cou, les siennes, entrouvertes, laissant échapper des petits soupirs qui me firent frissonner. J'allais la faire hurler. Elle me provoquait. Elle n'attendait que ça. Je décidai de prendre mon temps, allant étape par étape. Mes mains se faisaient plus insistantes, progressivement, mes lèvres descendant jusqu'à sa poitrine maintenant nue, vu qu'elle avait pris soin de retirer son haut entre temps. Ses soupirs se transformèrent en gémissements, ses murmures avaient augmenté de volume, elle brûlait sous mes mains, les siennes venant défaire rapidement mon pantalon, le faisant rejoindre son haut, même destinée [Clin d'oeil à Guillaume ;D] pour mon boxer. Ses mains eurent vite fait de finir de me chauffer, surtout qu'en fait, elle n'utilisait pas que les mains. Nos ébats étaient fougueux, entraînés, des gouttes de sueur perlaient sur nos deux corps unis, les cris de la brunette résonnant agréablement dans ma tête et dans la pièce. Lorsque je m'effondrai sur elle en un dernier râle de plaisir, nous reprîmes notre souffle, ses mains se logeant dans mes cheveux, jouant avec les mèches en bataille. Je déposai quelques baisers là où je pouvais alors qu'elle demandait :
—Alors ? C'quoi, ces cicatrices ?
Elle n'eut comme réponse qu'un rire cynique. Je me levai, la faisant gémir de frustration, et allai me reprendre un ultime verre, auquel j'ajoutai un comprimé de somnifère. Je faisais trop de cauchemars pour m'endormir, aussi, mon médecin m'avait prescrit ces trucs abominables. Enfin. Je retournai me coucher, dos à elle, simplement satisfait. Elle vint tenter de m'attendrir avec quelques caresses, afin que je me tourne vers elle et lui réponde, mais je n'en fis rien, m'endormant peu après.
Malgré les médicaments, je fis un horrible rêve où je me revoyais, enfant, devant un piano, en train de jouer. À côté mon professeur me conseillait froidement sur les notes à exécuter, leur manière d'être exécutées, la façon de leur donner une certaine couleur. Étonnamment, la brunette était là, à me regarder, alors que je me dépatouillait dans la partition. La jeune fille finit par s'en aller, alors que je faisais une fausse note, et que le prof me rabattait le couvercle sur les mains. Je me réveillai en sursaut, et en criant.
À moitié couvert de sueurs froides, je regardai autour de moi, remarquai la brune assoupie et mon lit. Ma chambre. Pas de cours de piano, pas de prof, pas de couvercle. Je soupirai, retombant dans mes oreillers, incapable de me rendormir. Je me levai alors, passant un sous-vêtement, et allai me passer un peu d'eau fraîche sur le visage. Alors que la glace reflétait mon visage, mes mains couvrant les trois quarts de celui-ci, j'écartai mes doigts et regardai. Les cicatrices, rougies, comme si elles s'apprêtaient à se rouvrir, trônaient là sur le dos de mes mains. Je frissonnai, me demandant si ça allait un jour arrêter de me torturer. J'abaissai mes mains, les posant sur le bord du lavabo, serrant fort afin de calmer mes tremblements de ma terreur encore présente, mes phalanges blanchissant.
—Fait chier.
Je décidai de me raser, de m'habiller correctement et d'attendre que la brune se réveille pour la foutre dehors, elle et ses questions. En gros, de ne plus penser à ça. J'allai dans mon salon et allumai la télé, tombant sur une chaîne inintéressante, qui parlait de chasse et de pêche. Je m'affalai dans mon canapé, les yeux bouffis de manque de sommeil, et sûrement rougis d'avoir trop pleuré durant celui-ci.